VOS SENSEIS

Denis Blondin 5e DAN

Il a commencé la pratique du karaté en septembre 1986, à l’âge de 23 ans. Son but n’était alors que simplement reprendre la forme. Dès le début, il a constaté que cet art martial lui apportait plus qu’une simple mise en forme. Le travail technique améliorait sa coordination, son équilibre, sa souplesse, sa vitesse de réaction et l'aidait à rendre son esprit plus vif. Son premier instructeur, M. Ivan Hogan, lui a enseigné les techniques pour atteindre la ceinture jaune. Par la suite, il a été transféré dans le groupe d’intermédiaire de jaune à bleue ou l’instructeur était M. Émil Pavaliu. Ce dernier avait la réputation d’être un dur à l’entraînement. Il est vrai que les cours n’étaient pas toujours faciles avec lui, mais Denis l’aimait bien, car il m’obligeait à se dépasser.

 Le temps a passé très vite et après avoir obtenu les différents grades requis,  en mars 1992,il obtiens le feu vert de son sensei, M. Pavaliu, pour se présenter à son grade de Shodan (ceinture noire).

« Avoir l’autorisation de son instructeur pour essayer son grade de ceinture noire, c’est tout un privilège. De passer ledit grade du premier coup et devant un maître comme Sensei Mikami, Wow!, quelle sensation».

Le grade de Shodan bien en poche, il étais déterminé à continuer, même si pour plusieurs, l’obtention de ce grade signifie assez souvent l’arrêt de l’entraînement. Pour lui, au contraire, ce fut le début d’une expérience enrichissante.

En 1993, M. Pavaliu quitte le dojo. Les instructeurs de l’époque, messieurs Ivan Hogan et François Gaudreau, lui demandent de donner un cours pour leur donner un coup de main. Depuis ce temps, je suis instructeur au dojo de Sainte-Agathe-des-Monts alors  connu sur le nom de JKA des Laurentides, maintenant Shotokan des Laurentides. Sa progression sur le plan karaté se continue toujours. L’obtention du deuxième dan (Nidan), fut un peu plus difficile que le Shodan. «J’ai du me reprendre à quelques reprises et redoubler d’ardeur à l’entraînement, pour finalement obtenir ce grade en juillet 2002». Par la suite, il obtenu son troisième dan (Sandan) en juillet 2006, lors du camp d’été à Gaspé et son Yondan à Lévis en 2013.

«Le karaté est maintenant devenu partie intégrante de ma vie. Les soirs d’entraînement sont sacrés. Ils sont une évasion sur la routine quotidienne. De plus, je me suis fait plusieurs amis et amies et je considère l’Association de karaté japonais de Québec (AKJQ) comme une grande famille».

 

Jean Valiquette 5e DAN

Les sports de combat attirent Sensei Jean Valiquette dès sa jeunesse. Qui mieux que lui, peut nous décrire cette attraction, écoutons-le : « Je me souviens encore des kiai que j’entendais provenant du centre diocésain sur la rue voisine de la mienne à Saint-Jérôme. Philippe Wronski, de l’équipe nationale à l’époque, y enseignait le judo. Trop timide pour adhérer au groupe, je pratiquais avec des amis des techniques de judo apprises dans un livre sur un vieux matelas dans ma cour arrière. »

Pour éviter que l’hiver refroidisse ces élans, il transporte sa passion à l’intérieur. Il admet candidement : « Inspiré par des gants de boxe offerts par mon père, j’ai monté un ring de boxe dans mon sous-sol, un véritable gymnase d’entraînement, complet, avec ballon au plafond et sac de frappes. Aucun combat de boxe télévisé ne m’échappait. C’était l’époque où Cassius Clay (Mohamed Ali) dominait le ring. »

En janvier 1983, âgé de 29 ans, un compagnon de travail l’initie à la pratique du karaté. Il débute à Sainte-Agathe-des-Monts, sous la férule d’Émil Pavaliu. Séduit par cette expérience, Sensei Jean Valiquette amorce un long voyage vers le « toujours mieux », le « toujours plus haut », en voici quelques étapes. En juin 1986, il obtient le grade de premier kyu à Chicoutimi devant nul autre que Sensei Nakayama. En novembre 1986, il reçoit sa ceinture noire. Malgré de nombreux échecs, il persiste et atteint son deuxième dan en juillet 1993. En juin 2006, à Gaspé, on lui décerne le grade de sandan, celui de yondan suivra à Lévis en 2011. Le grade de godan viendra à Haliburton en juin 2016. La même année, il monte sur la plus haute marche du podium au Championnat canadien en kata bunkai et y remporte l’argent en combat par équipe. Depuis l’obtention de son 7e kyu, il s’entraîne avec Sensei Bryan Mattias à Laval.

Depuis 2011, assistant instructeur au Dojo Shotokan des Laurentides, Sensei Jean Valiquette  conclut : « Enseigner m’apporte beaucoup et me permet de me ressourcer. Peu importe si l'on pratique le karaté pour la forme physique, pour la discipline, pour la compétition ou pour le combat, chacun a un objectif et y trouve son compte. Le karaté est une philosophie de vie où le travail et la persévérance peuvent mener loin. Je n’ai qu’un seul regret aujourd’hui, c’est de ne pas avoir commencé plus tôt. »

François Gaudreau 4e DAN

Lorsqu’il était un jeune adolescent il aimait le cinéma. Un jour, au théâtre du village, le film prenait l’affiche était «La fureur de vaincre», mettant en vedette un certain Bruce Lee. Donc sa carrière au début vers le Kung Fu. Il a par la suite décroché étant déçu de l’enseignement reçu.

Il fut invité par Ivan Hogan qui avait été un compagnon de Kung Fu de l’accompagner dans une nouvelle école qu.il avait découvert.

«Je me suis rendu sur place avant l’arrivée du professeur et je me suis assis sur un banc en regardant quelques élèves, tous des débutants, qui pratiquaient des mouvements sur place. J’ai remarqué l’entrée du professeur qui arborait une ceinture noire. Puis l’entraînement a débuté et j’ai été impressionné de ressentir l’énergie qui se dégageait des techniques effectuées. Je découvrais que ce moment de contraction intense, s’appelait le «kime». Il devenait évident alors, de saisir l’efficacité de ces techniques en combat réel. J’ai vraiment réalisé alors que c’était ça que je voulais faire». Il a été 2ème kyu pendant 18 mois et Sensei Pavaliu lui a donné la permission d’aller directement au passage de Shodan. C’est à Chicoutimi devant Sensei Okazaki qu’il passa ce grade.

 

Revenu au dojo, Sensei Pavaliu , fier de son élève, l’a chargé d’enseigner aux enfants dans la cafétéria (avec un petit sourire). Il n’y avait plus assez de place dans le gymnase dû à la popularité grandissante de cette discipline. Pendant un certain moment, le changement de profession et la maladie ont ralenti sa progression. Il passa son grade de Nidan en 1992. Par la suite, il a obtenu le grade de 3ème dan en 1995 et son 4ème dan en 2000. Il a eu la chance de faire partie de l’équipe du Québec à maintes reprises entre 1996 et 2005. Il a entre autre gagné le bronze en 1996 et l’argent en 2003 à Vancouver, l’argent à Moncton en 2004 en combat équipe. En 2008, il remporte la médaille d’or en kata individuel dans la catégorie 45 ans et plus.

 

Au moment ou il se préparait au passage de son Godan en 2010, la maladie a eu raison de sa colonne vertébrale. «Malgré une reconstruction dorsale, j’aurais aimé continuer à déplacer de l’air et faire vibrer un dojo avec un puissant «fumikomi», mais cela est maintenant impossible. Tous les instructeurs et karatékas que j’ai côtoyés et qui m’ont permis d’évoluer dans cet art martial, sont devenus de bons amis. Je n’ose nommer personne, de peur d’en oublier, car ils sont nombreux».

«Grâce à la volonté acquise lors des nombreuses années d’entraînement, je peux encore me tenir debout parmi vous, partager mon expérience et quelques fois, arbitrer en compétition».

VOS ASSISTANTS-INSTRUCTEURS

  • Kimberley Godbout 3e DAN

  • Alain Bigué 2e DAN

  • Josée Vaillancourt 2e DAN

  • Michel Desjardins 1er DAN

  • Mario Ferland 1er DAN

  • Gilles Vaillancourt 1er DAN

Michel, Mario, Josée, Alain et Gilles. Kimberley ( absente sur la photo).